Imprimer cette page

Gredevel et Réseau Sortir du Nucleaire

Écrit par  mardi, 19 avril 2016 17:58

 

Le Cameroun et quelques pays d’Afrique se sont engagés depuis des décennies dans l’exploration uranifère. Les conséquences de l’exploitation d’uranium au Niger, a conduit GREDEVEL à militer au sein du Réseau Sortir du Nucléaire, pour exiger aux Etats de fermer les Centrales nucléaires, les entreprises qui fabriquent des armes nucléaires … etc.  Que ces Etats laissent l’uranium à l’endroit où il se trouve. 

Le Réseau Sortir du Nucléaire est une Fédération de 928 associations et de 60 840 personnes signataires de sa Charte. 

 

L’exploitation de l’uranium a des effets de vaste envergure en contaminant l’environnement avec de la poussière radioactive, du radon, des toxines contenues dans l’eau et des degrés accrus de rayonnement naturel.

Les besoins énergétiques de notre société deviennent problématiques. L’une des sources d’électricité, l’énergie nucléaire, dépend entièrement de l’uranium. De plus en plus, certaines personnes physiques ou morales s’opposent à l’extraction de l’uranium.

Le minerai d’uranium s’oppose à la création et à l’essence de l’espèce humaine du fait de son profil toxicologique.   

Parce qu’il est un minerai qui a le potentiel de causer divers effets indésirables sur la santé, allant de l’insuffisance rénale à la diminution de la croissance osseuse en passant par des dommages à l’ADN.

Parce que l’uranium est à la fois toxique et radioactif, il est en vérité difficile d’évaluer les contributions relatives de chacune de ces caractéristiques à son profil toxicologique. Parmi les effets d’une radioactivité de faible intensité, on peut mentionner le cancer, la diminution de l’espérance de vie et des changements subtils dans la fertilité.

Ces effets à faible intensité peuvent être retardés pendant des décennies ou encore des générations et ne sont pas détectés dans les études toxicologiques à court terme.

Plusieurs sites, notamment Lolodorf, Teubang, Poli ont fait l’objet d’exploration. Nous pouvons retenir deux cas spécifiques pour écouter la réaction de quelques riverains (presque) insouciants du danger qui plane autour des sites. 

 

Cas de Teubang

L’uranium est largement répandu sur l’écorce terrestre et, partout où il y a une interface entre un aquifère et le substrat rocheux, il pourrait y avoir une certaine quantité d’uranium dans l’eau. Les forages exploratoires mis en place par l’entreprise canadienne Mega-Uranium accroissent l’exposition de l’eau à une contamination potentielle.

Ce qui surprend à Teubang, ce que l’entreprise canadienne Méga-Uranium a reçu un permis de recherche d’uranium du Gouvernement camerounais. Pourtant, quand vous arrivez sur les lieux, vous trouvez le drapeau tchadien qui flotte sur le territoire, avec des populations qui sont rattachées à la République du Tchad. Cette délivrance du permis de recherche a failli créée une incidence diplomatique entre le Tchad et le Cameroun.  L’entreprise Méga-Uranium a même réalisé plus 300 points de forage sur ledit territoire avant de quitter définitivement le site. 

Exemple de contrat de travail de misère délivré à un travailleur (Nawissa Hilaire) 

riverain du site d’exploration.

 

 

Cas de Poli

Les effets de toutes sources de contamination sur la santé des êtres humains peuvent être subtils et largement répandus et, par conséquent, difficiles à détecter tant cliniquement que sur le plan épidémiologique. On a constaté chez les populations sur les hauteurs du mont kitongo (Poli – Département du Faro) des problèmes de fertilité et des anomalies congénitales en raison du rayonnement naturel à la hausse. 

L’homme que nous rencontrons est Maïgari Raymond. Il a 63 ans. Nous l’avons rencontré sur le site de Poli (Mont Kitongo). Il a été de toutes les expéditions exploratrices. Il a vu défiler devant lui plusieurs contingents d’explorateurs et de chercheurs de diverses nationalités (Allemagne, France, Afrique du Sud, Angleterre etc).

 

 

En définitive, il n’y a pas de loi camerounaise spécifique pour transiger avec les effets de l’activité minière sur l’agriculture ou les populations résidentielles. Il est surprenant de constater l’inexistence au Cameroun des études sur les effets à long terme de l’ingestion d’uranium chez l’humain.

 

Quelques photos de terrain

Prise de mesure à Teubang

 

Echanges avec les populations de Teubang

 

Ecole publique de Teubang

Évaluer cet élément
(1 Vote)
Lu 4725 fois Dernière modification le mardi, 14 février 2017 14:18
Gredevel

Dernier de Gredevel

1 Commentaire